Ce Samedi 10 juin, nous sommes partis à 5 volontaires du club des Astéries au
recyclage organisé pour les secouristes plongeurs par l'AMB, l'association des
moniteurs du Brabant-wallon et de Bruxelles.Ivan, Dominique, Alex, Marc Ph. et
moi, avons eu l'occastion avec 275 autres plongeurs -sur un total d'environ 8000
à la Lifras- à avoir reçu les nouvelles recommandations de 2005 en matière de
premiers soins.
En substance, les nouvelles recommandations insistent sur une simplification de
la procédure d'assistance pour les accidents nécessitants une réanimation: il
s'agit ici d'à peu près 3% des accidents. Ces 3% concernent l'application de la
chaîne de survie complète, comme expliqué par Christiane De Greef:
1- l'appel à l'aide à une centrale de secours;
2- la réanimation cardiaque le plus rapidement possible;
3- défibrilation cardiaque (oui, depuis peu accessible à tous);
4- Evacuation par des spécialistes
Le secouriste intervient pour les 3 premières phases (1).
La simplification des recommandations de fin 2005 portent sur les actions
suivantes:
directement débuter la réanimation cardiaque sur toute personne inconsciente qui
ne respire pas normalement: pas de vérification de la circulation sangine;
commencer la réanimation par les compressions thoraciques: pas par
l'insufflation d'air;
mettre les mains au "centre du thorax": ne pas se tracasser de la
position exacte de la paume;
30 compressions cardiaques, puis 2 insufflations: pas 15/2 mais 30/2, avec un
rythme de 100 massages par minutes. Le sang doit circuler. C'est prioritaire.
ventiler plutôt moins que plus: maximum une seconde par insufflation, le thorax
se soulève légèrement;
Une exception pour un plongeur où on soupconne la noyade: la
réanimation commence par 4 insufflations avant le massage cardiaque.
Qu'en est-il pour les 97 autres % des accidents où le plongeur est
toujours conscient? Frédéric Van Der Schueren nous met face à notre attitude
souvent nonchalante en cas de bobos divers. Voici quelques conseils à appliquer
sans modération:
appeler le DAN pour demander conseil;
donner au plongeur une position allongée;
donner de l'oxygène à 100%;
donner de l'eau: le corps peut perdre jusqu'à 2 litres d'eau en 1 plongée.
L'eau favorise entre-autre l'apport de l'oxygène dans le sang. L'oxygène
favorise entre-autre l'élimination de l'azote. Des lésions parfois
imperceptibles seront évitées par ces gestes simples apportés le plus vite
possible.
Pour résumer, le mot d'ordre du secouriste est l'action. Chaque minute gagnée
est une chance inestimable de limiter des séquelles et assurer ainsi une qualité
de vie au plongeur, ou qui sait, peut être nous arrivera-t-il d'avoir la chance
un jour de sauver une vie.
Bon, et toi, pour quand tu t'inscrits à une formation secouriste?
Bises à tous,
Fabienne.
(1) En ce qui concerne la défibrilation cardiaque, une loi vient de passer: tous
les secouristes ont de droit d'utiliser un défibrilateur cardiaque. En effet, ce
sont les quelques premières minutes après l'arrêt cardiaque qui donnent 50% de
chances de réanimer un coeur en fibrilation. Après 15 minutes, les chances sont
pratiquement nulles. En aprenant cela, Marc et moi sommes restés l'après-midi
pour recevoir une formation sur cet appareil qui va bientôt innonder les lieux
publics.